
Observatoire de l’eau
© Thomas Volpoet
La faune aquatique, une richesse cachée
Nos rivières situées en tête de bassin versant constituent des zones de refuge pour plusieurs espèces aquatiques dont le cycle nécessite un habitat non dégradé, des eaux fraîches, bien oxygénées et non polluées. La présence de ces espèces indique une bonne qualité de l’eau et un bon état des milieux aquatiques.
Pollutions, destruction de la ripisylve, piétinement du lit et des berges, espèces invasives parfois porteuses de maladies, réchauffement des eaux, baisse des débits sous l’effet du changement climatique… sont autant de facteurs qui menacent leur survie.
Plusieurs espèces aquatiques à enjeu de conservation sont présentes sur le territoire. Trois groupes faunistiques font actuellement l’objet d’investigations plus poussées au sein du Parc national :
- les poissons parmi lesquels la Truite fario indicatrice de bonne qualité des rivières, le Chabot repas de choix de la Cigogne noire, la Lamproie de planer espèce protégée,
- les écrevisses dont la très emblématique et protégée Ecrevisse à pattes blanches,
- les mollusques en particulier les bivalves, groupe marqué par une forte chute de diversité en France.
Mention particulière pour la Cigogne noire, qui n’est évidemment pas une espèce aquatique, mais qui dépend assez strictement des cours d’eau pour son alimentation. Et c’est donc, à la fois grâce à nos grandes forêts tranquilles ET à nos cours d’eau de qualité que l’on doit la présence de cet animal emblématique du Parc national de forêts.



>> L’action du Parc national de forêts
Mieux connaître les espèces pour mieux les conserver
– Poissons : élaboration d’un plan d’actions piscicoles en concertation avec les acteurs de la pêche
– Ecrevisses et Mollusques : prospections visuelles et recherches par ADN environnemental
Egalement des projets à plus long terme : inventorier les invertébrés benthiques, les espèces invasives, la végétation aquatique.
Un autre travail est entrepris sur le territoire. Il s’agit de caractériser la favorabilité des cours d’eau à l’alimentation de la Cigogne noire par des relevés de terrain portant sur l’hydromorphologie, le substrat, la hauteur d’eau… A partir de ces métriques est calculé le potentiel d’accueil du Chabot et par ricochet, celui de la Cigogne noire.

Un livret pédagogique pour connaître et reconnaître
la faune des rivières du Parc national de forêts
Votre contact au Parc national de forêts
Camille SAVARY– Chargée de projet Espèces aquatiques FEDER Grand Est – 07 89 33 73 15 – camille.savary@forets-parcnational.fr