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© Thomas Volpoet


Nos cours d’eau situés en tête de bassin versant, près des sources, abritent des espèces piscicoles typiques des eaux fraîches et bien oxygénées. Certaines sont protégées et à enjeu de conservation. C’est le cas de la Truite fario, le Chabot ou la Lamproie de Planer (agnathe).

Fiches descriptives des espèces piscicoles des cours d’eau du Parc national de forêts :
– Sur le site de la FDPPMA 21
– Sur le site de l’OFB : la Truite fario, la Lamproie de planer, le Brochet

Chabot © B. Pawlica

La connaissance et le suivi des peuplements piscicoles sont réalisés dans le cadre du réseau national de surveillance de la qualité des cours d’eau. La mise en œuvre est assurée par l’Office Français de la Biodiversité (OFB). Les Fédérations Départementales pour la Pêche et la Protection des Milieux Aquatiques (FDPPMA) participent et complètent ce réseau national.

La technique utilisée pour réaliser ces inventaires est la pêche scientifique à l’électricité. Les poissons pêchés sont identifiés, comptés, mesurés et pesés. Les résultats permettent d’évaluer l’état des peuplements et sont pris en compte dans le calcul de l’état écologique des cours d’eau.

Source : Hubeau – Qualité piscicole (IPR, IPR+, liste des espèces) – Données Naïades (Aspe) de la dernière année disponible pour les stations du SANDRE*

L’Indice Poisson Rivière (IPR) utilisé dans le calcul de l’état écologique des cours d’eau, fournit une évaluation synthétique de l’état des peuplements de poissons. Il évalue l’écart entre la composition du peuplement observée et la composition attendue en situation de référence. Le calcul de l’IPR prend en compte un ensemble de 34 espèces – ou groupes d’espèces – les mieux représentées à l’échelle du territoire français et pour lesquelles il a été possible de modéliser la répartition en situation de référence.

La valeur de l’IPR varie de 0 (situation réelle conforme à la situation de référence) à 150 pour les situations les plus altérées. Les classes de qualité (DCE) sont délimitées selon la valeur de l’IPR :
Très bon état : de 0 à 5 inclus
Bon état : de 5 exclu à 16 inclus
Etat moyen : de 16 inclus à 25 exclu
Médiocre : de 25 inclus à 36 exclu
Mauvaise > 36

Sur 8 stations de suivi situées dans le périmètre du Parc national, les résultats récents disponibles (dernière année comprise entre 2020 et 2025) et sur la base de l’IPR : 13% sont en très bonne qualité et 87% sont en bonne qualité.

Cependant, l’IPR ne reflète pas complètement l’état des populations de chaque espèce, car la biomasse et les classes d’âge des individus capturés ne sont pas intégrées au calcul. De plus, il se révèle peu sensible dans le cas des cours d’eau naturellement pauvres en espèces (1 à 3 espèces), en secteur apical notamment.

Lorsque les métriques sont disponibles, un autre indice est calculé, l’IPR+ (Indice Poisson Rivière plus). Celui-ci se base sur la comparaison de la structure fonctionnelle de la biocénose observée avec la structure fonctionnelle attendue en l’absence de perturbation d’origine anthropique. L’IPR+ se différencie également par les variables environnementales et les métriques retenues dans le calcul. La note IPR + varie de 0 (mauvais) à 1 (très bon).

  • Les données détaillées sont accessibles sur le site Naïades.
  • Le site Qualité Rivière des agences de l’eau propose une visualisation simplifiée des principaux résultats

Les arrêtés préfectoraux 2025 :